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 Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!

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christophe65
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Jeu 10 Sep - 20:33

JOS a écrit:
donc je ne comprend pas votre façon de penser de là où on se trompe  ?? ou alors j'ai mal lu ou mal interprété ? Embarassed Embarassed

je suis entièrement d'accord avec toi!!! je veux préserver les meilleurs reproducteurs que tu situes entre 23 et 35 cm sur l'Adour et que je situe entre 23 et 28 dans mes ruisseaux.  donc on peut prélever en dessous ou au dessus. Perso juste en dessous ça m'intéresse pas, c'est pour ça que je prélève uniquement au dessus Wink

Je suis content de voir que le raisonnement que vous avez eu il y a quelques années à Bagnères correspond à ce que je pensais et à ce que j'ai constaté sur mes ruisseaux!

Par contre, sur l'Ouzom c'est le contraire! on a le droit de prélever entre 20 et 25cm, ce qui correspond à la fourchette qu'il faudrait protéger. C'est pour ça que je suis inquiet quand on me parle de double maille.... ou alors j'ai pas compris leur réglementation Embarassed
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j-phi65
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Jeu 10 Sep - 21:39

Jos a écrit:
donc je ne comprend pas votre façon de penser de là où on se trompe ?? ou alors j'ai mal lu ou mal interprété ? Embarassed Embarassed
Tu ne te trompe pas Jos! J'essai juste d'expliqué la proposition de M.D qui parait pour le moins beaucoup exagérée au premier abord mais qui est en fait un peu logique. Votre proposition est un bon point pour l'avancé de la pêche dans le futur . C'est un système qui te permet de pêcher tout en continuant à prélever. Je pense que ça passera mieux aux yeux des pêcheurs qu'un nouveaux NO-kill. ça va faire certainement baisser la fréquentation sur ce secteur, mais ça en vaut le coup Wink .


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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Ven 11 Sep - 6:11

Argumentation sur la taille à 30cm:
-si l'on prélevait un poisson de 35cm (poissons de la cohorte+5, +6), il est très probable qu'il s'agisse d'un poisson "génétiquement supérieur". Il a fait preuve de sa capacité à grossir, à résister aux maladies, aux prédateurs, etc...
ce sont d'excellents géniteurs et enfin leur prédation sur les alevins, sans être négligeable, est assez faible.

-concernant les vieux sujets (plus de 6 ans) c'est plus compliqué...
ce qui est clair est qu'une femelle produit plus de 4000 oeufs au kilo (avec de très gros oeufs, des alevins de taille plus élevée que la moyenne et qui éclosent plus tôt) mais pour survivre elle est obligée d'éliminer ses congénères (comme un autre prédateur après tout). Avantage ou inconvéniant selon les cas, elles éclaircissent le cheptel (moins de concurrence alimentaire).

Sur ce secteur de l'Adour, la taille légale de capture est de 23cm. Ce qui doit correspondre en moyenne à un individu de 3 ans. si l'on prélevait un poisson de 23cm il est statistiquement peu probable qu'il s'agisse d'un poisson "génétiquement supérieur".Rien ne dit que ce poisson aura le patrimoine génétique suffisant pour arriver à un âge respectable. sachant que le taux de mortalité de ces individus (hors pêche) est de l'ordre de 30% par an.
Il faut savoir qu'après observation en pisciculture, on note que la quantité d’œufs produite par ces poissons est faible, et les œufs sont de petite taille (ce qui influe sur la date d'éclosion des œufs et sur la taille des alevins à leur sortie des graviers...).

Pour répondre à Christophe (si j'ai bien compris le but de cette étude), l'objectif n'est pas forcément de favoriser la reproduction des géniteurs qui déposeront le maximum d'oeufs, mais de favoriser la reproduction des sujets génétiquement plus fort pour avoir par la suite un cheptel de gros poisson plus important avec une croissance plus rapide. De ce fait, on privilégie la grosseur à la quantité sur un linéaire de rivière.
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christophe65
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Ven 11 Sep - 6:36

j-phi65 a écrit:

Pour répondre à Christophe (si j'ai bien compris le but de cette étude), l'objectif n'est pas forcément de favoriser la reproduction des géniteurs qui déposeront le maximum d'oeufs, mais de favoriser la reproduction des sujets génétiquement plus fort pour avoir par la suite un cheptel de gros poisson plus important avec une croissance plus rapide. De ce fait, on privilégie la grosseur à la quantité sur un linéaire de rivière.

Je ne serai pas aussi catégorique. Il existe beaucoup de torrents de montagne ou tout le monde s'accorde à dire qu'il est rare de prendre des truites >20cm. On avance régulièrement les arguments habituels, notamment la surpopulation! (comme si la nature avait tendance à produire de la surpopulation... pfff) qui provoque un nanisme. Et bizarrement, quand on y pêche à la bonne période, avec de bonne conditions, et qu'on est pas trop handicapé niveau pêche on est surpris de ce qu'on y prend! On ne s'attendait pas à en toucher autant de belle taille, autour de 30).
Sur toutes les rivières, et selon les périodes (je parle de périodes équivalentes à 2 ou 3 ans) on y prend parfois beaucoup de petites, parfois des grosses. Cela dépend des crues, d'une bonne ou mauvaise repro, de la neige qui est restée trop longtemps, etc....
Bien sûr des cas de nanisme on été observés en lac car le lac est un milieu fermé ou les alevinages sont à 99% artificiels. Ce n'est en aucun cas la nature qui a provoqué ce phénomène.

Franchement, ça m'étonnerait qu'une réglementation puisse transformer sur un tronçon de rivière une population, par exemple, de 300 truites de 25 en moyenne en une population de 100 truites de 32 en moyenne.
L'impact de ce genre de réglementation est tellement faible par rapport à d'autres facteurs comme les crues, les pollutions (au sel de route sur l'Adour amont), le potentiel repro et le braconnage....
Et je pense que si le milieu est de meilleure qualité, les poissons vont se sélectionner naturellement et qu'on verra apparaître quelques gros sujets, et que les plus faibles vont disparaître.

Mieux qu'une pêche élec pour se rendre compte du potentiel d'une rivière c'est de l'observer quand il y a une réserve. Je suppose que vous vous souvenez tous des mémères que l'on voyait au pont du stade à Bagnères? Maintenant elle sont certainement plus farouches (celles qui restent et qui n'ont pas été braconnées). Et c'est juste la nature qui avait "produit" ces gros sujets et même je devrais dire ces nombreux gros sujets.
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Ven 11 Sep - 21:04

Pour les torrents de montagne, je ne sais pas si ce genre de réglementation est adaptable de part l'environnement, la rudesse des conditions en hivers...
"les crues, les pollutions (au sel de route sur l'Adour amont), le braconnage, l'agriculture, les barrages...." sont les facteurs déterminant. Sans ces éléments, on peut être sûre d'avoir des poissons en bonne santé et de belle taille pour toutes les rivières de plaine ou du piémont dans l'hexagone. Franchement là, on est mal barré No  car je pense qu'il y en a aucune. Il ne reste plus que l'action de l'homme pour aider et beaucoup de pêcheurs n'en ont pas encore pris conscience!
là, je parle pas d'alevinage de masse ou des lâchés de truites surdensitaires pour combler un soit disant déficit; je parle de gestion cohérente et d'actions de l'homme sur les cours d'eau. Oublions la gestion patrimoniale sur nos rivières du piémont ou de plaine le mal est trop grand, elle est réservé à ce qui peut être sauvé naturellement: le secteur montagne.
Actuellement, et ce depuis des années on pense à faire du business, augmenter le chiffre d'affaire des piscicultures fédérales (tellement cher, que certains ont maintenant leur propre écloserie), augmenter le nombre de capture d'une certaine populace de pêcheur pour qu'ils gavent leur congélo No . Si l'on continu ainsi, on va se retrouver dans quelques générations avec seulement des truites naines dans nos rivières car on est en train de faire de la sélection génétique sur les petits sujets avec toute la merde qu'on balance dans nos rivières. La nature ne fonctionne pas ainsi!
Je vais en choquer plusieurs je pense, en disant que toute la bibliographie halieutique, toutes les études... montrent que les boites viber, le déversement de  truitelles et de je ne sais quoi d'autre.... sont absolument inefficaces en terme de survie sur le long terme. Beaucoup de fédé l'ont très bien intégrés en mettant la taille légale de capture d'une truite à 18cm, pour que celles-ci soient capturés avant qu'elles ne meurent ou qu'elles soient en age de se reproduire une seule fois Rolling Eyes .

Maintenant, quand je vois qu'un tel projet d'étude chez nous va enfin voire le jour, j'ai envie d’applaudir et de dire merci à leurs instigateurs . Pourquoi n'avons nous pas assez de parcours à prélèvement limités? La faute à qui? Aux pépés qui font l'effort de se déplacer aux AG et qui votent contre parce que ce n'est pas de leur gout? Certain pays ont très bien intégré le fait que de déstructurer des populations par l'effet double-taille ne nuisait en aucun cas à la pérennité de celles-ci et maintenait une activité économique certaine. Comme d'habitude en France on se bouge un peu plus tard que les autres Laughing
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Sam 12 Sep - 7:27

j-phi65 a écrit:
Sans ces éléments, on peut être sûre d'avoir des poissons en bonne santé et de belle taille pour toutes les rivières de plaine ou du piémont dans l'hexagone. Franchement là, on est mal barré No  car je pense qu'il y en a aucune. Il ne reste plus que l'action de l'homme pour aider et beaucoup de pêcheurs n'en ont pas encore pris conscience!

C'est ce que dit cette étude. Un changement de réglementation n' a aucune influence sur un milieu conforme mais peut être utile sur un milieux dégradé. Il faudrait aussi agir contre les attaques mécaniques et chimiques, mais là, c'est hyper compliqué. Désolé d'en revenir encore à mes petits ruisseaux, mais en 25 ans j'ai vu le linéaire péchâble (linéaire avec des postes à truites) divisé par deux à cause du curage du ruisseau, du bétonnage des berges, du piétinement des vaches et chevaux, du déversement de lisier, etc.... En plus, toutes ces actions provoquent un réchauffement des eaux, la prolifération d'algues, etc... Et pourtant la loi sur l'eau et tous les dossiers de déclaration ou d'autorisation devraient être "de notre côté"; Malheureusement aucune demande est faite pour bétonner un ruisseau    A part une veille en temps réel de la part des pêcheurs et prévenir la gendarmerie, je vois pas quoi faire...

j-phi65 a écrit:

Maintenant, quand je vois qu'un tel projet d'étude chez nous va enfin voire le jour, j'ai envie d’applaudir et de dire merci à leurs instigateurs . Pourquoi n'avons nous pas assez de parcours à prélèvement limités? La faute à qui? Aux pépés qui font l'effort de se déplacer aux AG et qui votent contre parce que ce n'est pas de leur gout? Certain pays ont très bien intégré le fait que de déstructurer des populations par l'effet double-taille ne nuisait en aucun cas à la pérennité de celles-ci et maintenait une activité économique certaine. Comme d'habitude en France on se bouge un peu plus tard que les autres Laughing

Tu oublies les aappma qui se réunissent en cachette à 5 ou 6 sans prévenir leurs membres!! la fédé est d'ailleurs bien complice de se genre d'action, vu que le Pdt signe le PV d'AG!

On est jamais le bienvenu quand on demande à participer...et je ne suis pas le seul à l'avoir constaté!

Si la double-maille fonctionne ... tant mieux!! encore faudra t'il la mettre en place assez longtemps et sur un linéaire assez long Wink
Mais c'est déjà bien de tenter le coup
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JOS
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Sam 12 Sep - 7:53

faut pas s'attendre a des miracles non plus et on le sait  .. l'adour est ce qu'elle est... elle n'a pas un rendement de "gros poissons" sur notre bassin ........... donc on essaie on verra bien si ça donne quelque chose de positif ou non ....... mais c'est sur que si c'est pour avoir 4 truites de + qui dépassent 35cm , ça ne vaudra pas le coup de prolonger cette action dans le temps !

au départ on voulait le faire sur baux de peche de bagneres pour ne pas emmerder l'aappma aval mais apparemment leur "terrain de jeu" est plus indiqué pour ce genre d'expérience donc ce sera sur tarbes !

bref , ça fera une étude de plus sur le bassin adour , aprés ça je ne sais pas ce qu'il restera a faire ou essayer ...... hormis rajouter 1m de hauteur d'eau sur tout le bassin-adour    mais bon ... là le débit de nos robinets d'altitude n'est pas vraiment assez conséquent  !
... a esperer aussi que les futures crues ne soient pas trop dévastatrices car rien que ça , ça foutrait tout en l'air ... ou peut-etre le contraire selon comment ça re-travaillerait le lit de l'adour  ......... scratch

sinon , si avez du calcaire chez vous , jettez en dans l'adour !! les rivieres calcaires donnent toujours du gros poissons d'aprés les études !!
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Sam 12 Sep - 8:40

Jos a écrit:
faut pas s'attendre a des miracles non plus et on le sait .. l'adour est ce qu'elle est... elle n'a pas un rendement de "gros poissons" sur notre bassin ........... donc on essaie on verra bien si ça donne quelque chose de positif ou non ......
Il faut pas s'attendre à des miracles, comme tu dis! Mais je suis persuadé que tu vous allez avoir une augmentation significative de poisson entre 30 et 40cm. Pour l'Adour, je pense que c'est une tranche tout à fait satisfaisante. On est en France, on est pas en Nouvelle Zélande ou en Patagonie, il faut pas croire qu'il y aura des poissons de 50 ou 60cm dans tous les courants Laughing.
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Sam 12 Sep - 20:43

d'aprés la config. de l'adour juste en amont et en aval de ce pacours , on verra bien si les truites un "poil" plus grosses s'y tiennent ou pas ............. bref faut essayer quoi !!
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mario65
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Dim 13 Sep - 6:10

Tant que l'on y étais ,on aurais dut demander une baisse du quota à(5-6), pour ma part je pense que s'il n'y a pas de réunion pour expliquer les tenants et aboutissant d'un tel parcours ,on va se retrouver avec des mécontents de tous bords ( pêcheur-ceuilleur, pêcheur sportif) .
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Dim 13 Sep - 10:48

Dans l’immédiat, ce n'est peut-être pas nécessaire! La baisse du quota, n'est qu'un accompagnement dans le futur au cas ou les résultats soit satisfaisant.
Par contre, il aurait été bien que MD explique plus en détaille la démarche scientifique d'un tel parcours. Comme je l'ai dit, le fait de vouloir mettre une fenêtre de capture plus importante que celle que vous avez décidé de mettre en place n'est pas anodin. Et ça, il ne vous l'a pas expliqué!! Et je trouve dommage... De toute façon se n'est que le début!
Il y aura toujours des mécontents Mario! Et il faut faire avec. Tu auras beau expliquer, certains feront toujours la sourde oreille. De toute façon, a partir du moment que ça ne touche pas tout le domaine de pêche, ils ont toujours la possibilité de pratiquer en amont ou en aval de ce parcours. Puis, comme je l'ai dit ce genre de parcours passera plus facilement qu'un no-kill car tu n'interdis pas le prélèvement. Il y aura certainement des abus et une sensibilisation de la part des gardes ou autres personne est à faire auprès des pêcheurs pour que la relâche des poissons hors fenêtre de capture soit faite dans les meilleurs dispositions. A coté de la mis en place d'un tel parcours, il y a pas mal de boulot en périphérie. Plus que sur un no-kill!
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MessageSujet: Re: Etude scientifique: La diversité des truites sauvages Pyrénéennes!!   Dim 13 Sep - 13:36

Je vous met ici un morceaux d'une interview de Frédéric Serre. Avant d'être un grand pêcheur il est un biologiste engagé et le réalisateur de film sur la pêche à la mouche.

GESTION DU MILIEU / GESTION HALIEUTIQUE

Tu es Délégué Régional de l’ANPER (Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières)-TOS (Truites Ombres Saumons), mais aussi initiateur du Collectif « Après Tuilières » et tu as  des responsabilités dans une aappma. Pourquoi un tel investissement personnel ?

Au début, mon engagement c’est fait surtout au sein de l’association ANPER-TOS qui a plus de libertés pour dénoncer certaines atteintes à l’environnement qu’une fédération de pêche ou une AAPPMA. Puis petit à petit, je me suis engagé au sein des structures associatives de la pêche pour faire changer les choses de l’intérieur. J’ai essayé d’enrichir ces structures avec ma vision de la pêche. Je suis actuellement vice président de l’AAPPMA d’Argentat et administrateur de la FD 19 en charge de l’animation de la commission « pêches et parcours spécialisées ». Ces deux activités sont complémentaires pour tenter de protéger nos cours d’eau et faire évoluer les réglementations de la pêche vers des pratiques plus respectueuses.


Selon toi, de quoi souffre le plus nos cours d’eaux ?

Du progrès. Ici, c’est une route qui abîme un cours d’eau, là, une usine. Un peu partout l’utilisation des produits chimiques fait des ravages. Sans compter le manque d’eau qui est utilisée pour arroser, produire de l’électricité ou de la neige artificielle. Les cours d’eau en bon état sont très rares chez nous. Et malheureusement, cela ne devrait qu’empirer. Les perspectives au regard des changements climatiques annoncés sont très mauvaises, catastrophiques même pour les espèces peuplant les eaux très oxygénées.

Quelles sont dès à présent les mesures à prendre pour éviter un accroissement de la dégradation des milieux et quelles seraient les solutions pour aboutir à une amélioration du fonctionnement physique et biologique des rivières ?

On est réellement face à un problème global. Notre modèle de société basée sur la consommation à tout va entraîne des modes de vie non respectueux de la planète et de son environnement. L’omniprésence de la chimie, la surconsommation de l’énergie, d’eau, le réchauffement climatique, l’agriculture intensive, l’augmentation de la population mondiale, tout converge pour aboutir à la dégradation durable des milieux naturels et des milieux aquatiques en particulier.
Si bien que les mesures qu’on peut prendre sans remettre en cause le fonctionnement de nos sociétés modernes risquent de ne pas être suffisamment efficaces pour inverser la tendance. Je suis pessimiste mais il suffit de se remémorer les endroits où nous avons pris nos premières truites pour s’en convaincre. Le ruisseau où j’ai attrapé ma première fario est aujourd’hui remplacé par un champ de maïs. Il a été recalibré puis déplacé. Et celui où j’ai pris ma première truite à la mouche n’a pas vu les points d’un salmonidé sauvage depuis de nombreuses années. Ces changements sont malheureusement irréversibles et il n’y a pas de solution miracle pour revenir en arrière.

Face au laxisme de l’Administration, aux pressions des industriels, au lobbying de la culture intensive, et surtout devant l’indifférence générale de nos concitoyens, penses-tu réellement que les associations de protection de l’environnement représentent un « contre pouvoir » efficace ? Comment peuvent-elles agir ?  

L’Administration n’est pas laxiste. Elle est au service d’une population qui numériquement croît et dont les besoins augmentent de par le toujours plus de consommation qui soutient la croissance. Il faut nourrir les gens, il faut qu’ils travaillent, il faut qu’ils puissent se déplacer, faire du ski, se chauffer, faire tourner leurs ordinateurs etc… Tout le reste n’est que la conséquence de l’augmentation de ces besoins.
Les associations de l’environnement après d’âpres combats ne peuvent qu’obtenir de maigres compensations mais elles ne peuvent pas endiguer ce mouvement de fond qu’est le progrès et tout ce qui va avec.
Toutefois, dans notre malheur, nous avons la chance de vivre dans des sociétés qui peuvent se permettre d’avoir une conscience écologique. Cela aboutit à l’intégration de considérations environnementales à de nombreux niveaux dans les nouveaux textes de loi régissant les activités de notre société. On peut regretter que cela n’aille pas assez vite et pas assez loin mais les règlements se mettent progressivement en place. Les associations ont donc un rôle très important à jouer, dans le domaine de la veille écologique, de la revendication pour obtenir des textes plus adaptés comme du respect des textes en vigueur.
Car si les choses ne changent pas radicalement, d’ici 50 ans, il n’y en aura plus de truites que dans quelques rares ruisseaux d’altitude du massif central. Les Pyrénées seront un peu plus épargnées grâce au débit apporté par les orages estivaux. Mais les gens s’accommoderont de la nouvelle situation. Voilà pourquoi il faut continuer à soutenir ces associations tout en restant lucide sur nos chances de succès.


En matière de gestion halieutique, entre le no-kill, le tout kill ou le prélèvement raisonné que s’imposent certains pêcheurs ou que permet la réglementation, un modèle de gestion n’a pas encore fait l’objet d’un véritable suivi scientifique : la fenêtre de capture. Quels pourraient être les avantages de ce modèle de gestion ?

La fenêtre de capture présente le gros avantage de permettre aux pêcheurs recherchant des poissons trophés et aux pêcheurs qui privilégient le panier de cohabiter spatialement. Pour le moment, les amoureux de poissons trophés sont souvent cantonnés dans les parcours nokill car leurs chances de croiser un beau poisson y sont supérieures et les autres pêcheurs ont à leur disposition l’immense majorité du linéaire. Mais ils se croisent rarement.
L’idée initiale de ce mode de gestion est de protéger les géniteurs en les relâchant tout en mettant la pression de prélèvement sur les classes d’âges des poissons immatures qui sont aussi les plus représentées en nombre. En permettant la capture des poissons de 1 ou 2 ans, on satisfait les pêcheurs préleveurs. Et en remettant les adultes à l’eau, on garde suffisamment de géniteurs pour faire tourner le cycle de l’espèce. Ces gros poissons sont aussi de très bons poissons de sport. Et ils sont à même de faire venir en nombre les pêcheurs sportifs sur le parcours. Tout le monde y trouve son compte.
Ce système qui donne satisfaction dans de nombreux pays n’est toutefois pas possible en France. D’une part parce qu’il n’est pas légal de prélever des poissons immatures et d’autre part parce qu’il n’est pas encore possible de fixer des tailles élevées de remises à l’eau obligatoire. Il faudra une adaptation du système pour le transposer en France sur le plan légal.
En effet, l’Administration française ne considère pour le moment que le volet biologique des espèces pour définir les règles de leur gestion. Et comme 5 couples de truites de 18 cm sont capables de maintenir en vie une population de truites sur un ruisseau, on se réfugie derrière la gestion actuelle qui assure la pérennité des espèces pour refuser toute évolution de réglementation. Mais voilà, si 10 truites peuvent assurer la survie de l’espèce, il en faut plus pour contenter les pêcheurs.Les rivières adaptées à ce type de gestion ne manque pourtant pas en France

Il faut donc pour pouvoir tester la « fenêtre de capture », convaincre les fonctionnaires du ministère que la gestion piscicole doit aussi se décider avec une entrée halieutique qui se superpose à l’entrée biologique qui doit rester un préalable aux nouvelles mesures. Cela permettrait de laisser la possibilité localement, aux AAPPMA via des arrêtés préfectoraux de créer des parcours à thème pour les salmonidés (double taille par exemple), de faire varier la taille légale de capture du sandre, du brochet ou du black bass au delà de la limite « biologique » actuelle, de faire des parcours trophées pour les carnassiers avec des mesures de remise à l’eau sélective ou non etc… Donc, on garde le minimum actuel qui nous est dicté par la sauvegarde des espèces, mais on se donne la possibilité d’aller au delà de ces mesures minimales pour augmenter l’attractivité de certains parcours via certaines mesures prises à des fins halieutiques.
 

La fenêtre de capture où  remise à l’eau des beaux géniteurs, un nouveau modèle de gestion halieutique ?

Si quelques personnes au sein des instances nationales de la pêche sont convaincues que l’avenir du loisir pêche passe par ces évolutions, il y a malheureusement certains responsables, du sud-ouest de la France en particulier, qui sont particulièrement rétifs à ces mesures. Ils restent arc-boutés sur le sacro-saint principe de la simplification à l’extrême de la réglementation comme dogme pour gérer la pêche. C’est le système actuel qui a conduit l’an dernier à une baisse de 10% des effectifs des pêcheurs.
Ils se trompent car si les pêcheurs ont une réelle volonté de simplification c’est principalement dans le domaine de la réciprocité. Payer des cartes à chaque fois qu’ils changent de cours d’eau les rebute alors que s’adapter à des réglementations locales ne leur pose pas de problème dès lors qu’ils en sont informés. Il suffit de les voir sur des plan d’eau privés (parcours carpes, lacs réglementés, réservoirs mouches) pour constater qu’ils s’adaptent bien à des réglementations aussi diverses que variées.
La route sera longue pour arriver à faire changer la réglementation de la pêche en France, mais ce n’est qu’en continuant à participer à la vie des AAPPMA, des fédérations et autres instances officielles (club mouche, FFPML…) que nous pourront obtenir un jour ce que nous demandons.
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